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La Guadeloupe, entre Assemblée Unique et Indépendantisme ?

La Guadeloupe, entre Assemblée Unique et Indépendantisme ?

De tous les bords politiques, nous voyons se profiler deux types de tendances en Guadeloupe : celle favorable à l'évolution de notre bouquet institutionnel pour plus de compétences, et celle favorable à la voie indépendantiste - idéologie de moins en moins entendue sur la place publique (à condition qu'elle l'ait été un jour).

Jean-Marie Nomertin et Rody Tolassy, candidats respectivement pour Combat Ouvrier et Rassemblement National

Jean-Marie Nomertin et Rody Tolassy, candidats respectivement pour Combat Ouvrier et Rassemblement National

En regard de ces deux grands groupes, d'orientation autonomiste, il y a la masse transversale neutre, ni pro ni anti, qui ne rejete pas pour autant l'assimilationnisme.

 Une tendance déchirée entre modérés et extrémistes

Les guadeloupéens de cette masse montrent deux visages quand la situation n'est pas en leur faveur...

Pendant longtemps l'union des guadeloupéens avec leurs frères de la Caraïbe aura primé sur les divergences ; et encore aujourd'hui, comme nous le voyons dans le débat public, où l'on met un point nommé à s'identifier avec les peuples et pays issus de la même Histoire douloureuse. Nous adoptons cette posture dans le cas de l'Histoire des Mahorais, peuple divisé entre pays émancipés et île de Mayotte, départementalisée.

Et puis c'est un axe de revendication porté par nos contemporains humanistes à l'égard de leur cousins du monde, quand ces derniers sont confrontés au refoulement de l'UE en Mer Méditerranée.

Les courants dits extrémistes, eux n'échappent pas certes à cette sensibilité, qui va dépendre pour beaucoup de la situation dans laquelle elle s'inscrit.

Dans les périodes de guerre suivie de fortes migrations, où les victimes de ces guerres fuient, ou, par exemple quand les peuples frères des Guadeloupéens, ceux des Antilles, subissent une oppression semblable à la leur ; tous s'inscrivent dans un mouvement de solidarité avec les étrangers.

Mais, tout comme à l'heure actuelle ; en période d'inflation, notamment sur les prix de l’énergie, mais aussi de pouvoir d'achat en berne, de montée de la violence, etc, les guadeloupéens ont une tendance extrémiste, qui les conduit souvent à stigmatiser les populations haïtienne et dominiquaise des bidonvilles, principalement.

 Deux courants frères et ennemis

Les retombées de nos volontés autonomistes citées plus haut, dont l'une est assimilationniste, se retrouvent pour part dans un dialogue social rompu, une crispation de ces divergences, et autre. D'autant plus que celles-ci ont lieu dans un contexte où le climat social est tendu.

Selon moi l'une des conséquences se trouve dans le rapprochement idéologique avec le parti nationaliste français. Ce parti a une faculté de capter les voies divergentes. Bien qu'il puise ses sources dans le Front National, plus radical, ce parti a fait peau neuve, tout du moins il le prétend, en devenant le Rassemblement National.

Une des divisions qu'elle engendre localement, est celle avec le parti communiste favorable à une autonomie franche, de la Guadeloupe. Ce dernier a toutefois les faveurs du Parti Socialiste Guadeloupéen, bien qu'ils aient des divergences sur l'autonomie. Et ce dernier a lui-même les sympathie de la Droite Républicaine, qui adopte une posture équivoque en tournant le dos au Extrémistes de droite, dans une frange seulement.

En ce moment, pour des raison de stratégie politique, le regroupement de ces groupes sous une seule étiquette fera donc nécessairement pencher la balance du nombre de leur côté.

On ne peut pas faire reproche aux uns ou aux autres de vouloir plus de compétences propres, que ce soit dans un schéma d'assimilation ou de  séparation.

On peut faire remontrance à ces deux groupes de trouver des stratégies divergentes qui pourraient les mener tous deux à leur perte.

C'est pourquoi dans un sens de cohésion, je préconiserais à nos concitoyens de mettre sur la table la question du Nationalisme en Guadeloupe.